Le plus difficile quand on interviewe des skateboarders professionnels, c'est qu'à moins de leur poser des questions directement liées aux kickflips et au tournage de leurs vidéos, on a souvent du mal à leur faire dire grand-chose.
Avec Chris Jones, nous avons eu le "problème" complètement inverse : le garçon n'arrêtait pas de parler. Quel que soit le sujet. Posez-lui une question innocente sur le fait de grandir en faisant du "skate" avec un snakeboarder et avant que vous ne vous en rendiez compte, il est parti dans une digression de dix minutes sur la raison pour laquelle ce sport devrait en fait être appelé "street boarding" et comment les "snakeboards" ne sont en fait que la première marque à l'avoir popularisé... Ce qui le surprend, car tant de gens les utilisent sur les rampes ! Imaginez cela, multiplié par une interview de deux heures et demie et vous avez un beau petit travail de montage sur les bras.
Ma théorie est que ce désir de se lancer dans des conversations élaborées sur n'importe quoi a beaucoup à voir avec sa curiosité. Si ça existe, il veut l'apprendre et en discuter. Ce qui, je suppose, est l'une des choses qui rend sa compagnie si agréable. C'est probablement aussi l'une des raisons pour lesquelles il se retrouve dans certaines des situations surréalistes qu'il aborde dans les pages suivantes.
Cela se reflète aussi dans son style de skate. Que ce soit en filmant la moitié de son interview dans une ville où il n'a jamais skaté ou en ponçant et cirant des hubbas qui ne devraient pas grincer quand il est à la maison : il est toujours prêt pour la mission ! Ce qui
est une assez bonne façon de garder les choses excitantes à la fois pour lui et pour nous… Lisez la suite sur Free Skate Mag
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